Environnement, handicap, déficiences et pratiques pédagogiques en Haïti
Poser la problématique des infrastructures scolaires
DOI :
https://doi.org/10.66860/scmse.v1.i1.24Mots-clés :
infrastructures scolaires, handicap, inclusion scolaire, pratiques pédagogiques, HaïtiRésumé
Dans le Grand Sud d’Haïti, la scolarisation des élèves en situation de handicap se déploie dans des environnements physiques souvent dégradés, alors que la littérature nationale s’est longtemps concentrée sur le seul binôme enseignant-élève. Cet article vise à analyser la relation réciproque entre infrastructures scolaires, déficiences/handicap et pratiques pédagogiques, en montrant comment l’espace éducatif conditionne la transmission des savoirs et, inversement, comment les pratiques contribuent à (re)produire des contraintes environnementales. La démarche s’appuie sur une recherche-action (2018–2020) combinant une brève revue documentaire et des observations de proximité auprès d’acteurs d’écoles échantillonnées dans le Sud, les Nippes et la Grand’Anse (notamment 67 écoles observées). Les résultats mettent en évidence un déficit massif d’équipements et de services (fortes proportions d’écoles sans égout, sans eau potable et sans électricité), ainsi que des dommages structurels et des configurations “atypiques”, qui entravent l’accessibilité, dégradent le climat d’apprentissage et limitent l’adaptation pédagogique. L’apport central réside dans la proposition d’un prototype de “projet standard” d’infrastructure inclusive (salles de classe, bloc sanitaire, espaces polyvalents), conçu comme levier opérationnel de continuité pédagogique et d’équité territoriale.
